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| Union pour la Méditerranée |
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Le Maghreb et le projet d'Union pour la Méditerranée Au cours de sa campagne électorale, lorsque le candidat Sarkozy avait formulé son projet de bâtir un espace politique pour donner "un second souffle au processus de Barcelone", de nombreux observateurs y avaient vu une volonté française d'instaurer de nouvelles relations avec les pays du Maghreb. Cette nécessité de redéfinir la relation avec ces pays avait pour fondement la volonté de tourner la page du colonialisme et de conserver son aire d'influence de plus en plus convoitée par d'autres puissances comme les Etats-Unis. Il s'agissait aussi de réduire l'immense écart de développement qui ne cesse de se creuser entre le Nord et le Sud de la Méditerranée et d'empêcher un conflit des civilisations. Pour cela, il fallait aller plus loin que le processus engagé en 1995 à Barcelone et en corriger les principales carences. Initialement limité aux pays riverains de la Méditerranée, le projet suscita protestations de la part de certains pays européens et, en particulier, l'Allemagne qui fit pression pour donner un caractère communautaire au projet qui fut rebaptisé "Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée". Le principal changement entre les deux projets, celui de 1995 et celui de 2008, devait résider dans une meilleure symétrie entre partenaires du Nord et ceux du Sud, désormais invités à définir le contenu et deux nouvelles instances ont même été pensées pour matérialiser leur participation : la présidence et le secrétariat. Bien sûr, ces pays n'ont pas les mêmes attentes face à ce projet : tandis que le Maroc souhaite s'émanciper de la négociation régionale pour aller plus loin dans son intégration au marché européen, les pays producteurs de gaz et de pétrole se considèrent déjà ancrés dans la mondialisation. En réalité, les pays du Maghreb ont du mal à se positionner en tant que partenaires à part entière, susceptibles de peser sur la décision et de définir avec les pays européens le contenu de ce projet. Ce rôle suppose qu'ils soient à la fois co-financeurs, producteurs d'idées ou de contre-projets, de prendre en compte leurs opinions et de réformer leur mode de gouvernance politique et économique. |
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| Manifestations du programme |
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 |  | 19/11/2008 -
Les liens énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée occidentale Table ronde autour de Ihsane El Kadi, journaliste, Alger ; Francis Ghilès, chercheur, IEMed, Barcelone ; Abdenour Keramane, ancien ministre algérien de l'Industrie et des Mines, directeur de la revue Medenergie, Alger ; Aurélia Mané-Estrada, professeur de politique économique, université de Barcelone ; Georges de Montravel, chef du service Relations internationales, RTE ; William Ramsay, directeur, programme Energie, Ifri. Présidence : Khadija Mohsen-Finan, chercheur, responsable du programme Maghreb, Ifri. |
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| Publications du programme |
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 |  | 03/09/2008 -
Le Maghreb et le projet d'Union pour la Méditerranée Lorsqu'au cours de sa campagne électorale, le candidat Sarkozy formulait son projet de bâtir un espace politique visant à donner "un second souffle au processus de Barcelone", nombre d'observateurs y décelaient une volonté française d'instaurer de nouvelles relations avec les pays du sud de la Méditerranée. |
 |  | 11/07/2008 -
Which European Expectations Concerning the Mediterranean Union? Without doubt there are numerous domains in which results of the Euro-Mediterranean Partnership (EMP or Barcelona Process) have remained behind high initial European expectations. This paper will highlight three issues that have been a cause for disappointment. |
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Chercheurs Ifri |
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