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17/04/2008
 Boris Saltykov, Russie.Nei.Visions, n°29, avril 2008 |  |  |
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La réforme de l’enseignement supérieur en Russie, lancée il y a 15 ans, se donne pour objectif de répondre aux défis du nouveau modèle post-industriel de développement économique fondé sur les hautes technologies et l’innovation. Jusqu’à présent, la réforme a permis de surmonter de nombreux aspects négatifs hérités de la période soviétique (idéologisation, omniprésence de l’État, centralisation excessive du processus de prise de décision). Certaines caractéristiques du système soviétique se sont cependant révélées extrêmement résistantes et subsistent à ce jour : séparation entre recherche et enseignement, retard pris par les sciences humaines sur les sciences naturelles et techniques, fossé existant entre les segments « d’excellence » et « de masse ». Dans les premières années suivant l’effondrement de l’URSS, les questions relatives à la réforme ont été reléguées au second plan par des problèmes plus urgents. Ce n’est qu’au début du second mandat de Vladimir Poutine qu’est apparue une « fenêtre d’opportunité ». Ont alors été réunies les conditions favorables à la mise en œuvre de la réforme, du point de vue tant économique (avec la possibilité d’augmenter le budget alloué par l’État) que politique (avec la consolidation d’une équipe de réformateurs au pouvoir).
Cet article est issu d’une présentation au séminaire « Enseignement supérieur en Russie : potentiels et défis » qui s’est déroulé à l’Ifri le 28 janvier 2008.
Boris Saltykov est président de l’association à but non lucratif « Maison russe pour la coopération scientifique et technologique internationale ». Il enseigne à la faculté de Gestion de la science et des innovations du Haut Collège d’économie (GU-VSE). Boris Saltykov a été ministre de la Recherche et de la Politique technologique de 1991 à 1996, et vice-Premier ministre en 1992-1993.