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08/07/2008
 Kerry Longhurst, Russie.Nei.Visions n° 32, juillet 2008 |  |  |
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La politique européenne de voisinage (PEV) est aujourd’hui à la croisée des chemins. Sous la présidence française de l’Union européenne (qui a débuté le 1er juillet 2008), l’accent sera mis sur le lancement du projet d’Union méditerranéenne et l’approfondissement du « partenariat oriental » proposé par la Pologne et la Suède. Véritable défi pour la PEV, ces deux initiatives mettent en doute la capacité de l’UE à garder la même approche à l’égard de ses voisins au Sud et à l’Est. Le présent article soutient que tout en conservant une « approche équilibrée » à l’égard de son voisinage, Bruxelles devrait, dans le même temps, développer des approches différenciées à l’intérieur de la PEV, ce qui ne fera que renforcer cette politique. Premier pas dans cette direction, l’Union doit reconnaître les aspirations européennes de ses voisins de l’Est et accepter explicitement que la PEV n’est pas une fin en soi, mais un outil pour préparer l’adhésion. Une telle approche est essentielle pour les relations avec un pays majeur comme l’Ukraine.
Kerry Longhurst est chercheur associé à l’Ifri. Ses recherches (financées par la bourse européenne Marie Curie n° 41886) portent sur la politique européenne de voisinage. Elle est également maître de conférences à l’Université de Birmingham, où elle enseigne la sécurité européenne, et chercheur associé au Centre for Security Studies (Centre d’études sur la sécurité) du Collegium Civitas (Varsovie).