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06/07/2006
 Mourat Laumouline, Russie.Nei.Visions, n°12, juillet 2006 |
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Depuis le milieu des années 1990, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) apparaît comme l'un des principaux instruments de la politique étrangère du Kazakhstan et des recompositions géopolitiques en Asie centrale. Le Kazakhstan s'y implique pour des raisons géopolitiques, de sécurité, économiques ou de politique régionale. Cette organisation prétend couvrir un large éventail de dossiers n'ayant parfois aucun lien entre eux et qui sont traités pour l'essentiel en marge de l'OCS. Au fond, l'OCS n'est qu'un "coup de bluff" géopolitique d'envergure. Si les Etats-Unis représentent une sorte de "membre officieux" de l'organisation, l'Union européenne est pratiquement absente d'Asie centrale. En réalité, pour le Kazakhstan, la participation à l'OCS comporte plus de défis et de risques qu'elle n'apporte de bénéfices.
Mourat Laumouline - docteur en science politique, vice-directeur du centre analytique de l'Agence d'étude des investissements du Kazakhstan. M. Laumoulline a été vice-directeur et chercheur senior à l'Institut des recherches stratégiques du Kazakhstan (KISI). Depuis 1999, il est commentateur politique pour la revue KontinenT.