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| Mondialisation, innovation et emploi |
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 | 25/02/2003
 Jean-Marie Cardebat, Eric Maurin. Série "Réactions et réponses à la mondialisation". Notes de l'Ifri 49, Paris, 2003, 88 pages. Cette "Note" présente deux cours essais, l'un en français, l'autre en anglais, analysant les relations entre mondialisation, innovation et emploi. | Lire le texte intégral (pdf).
Résumés
"Mondialisation, stratégie des entreprises et emploi" par Jean-Marie Cardebat
Dans les années 1980, la mondialisation coïncide avec la montée des inégalités salariales et du chômage dans les pays développés. Pourtant, jusqu'à une période récente, les économistes ne voyaient guère de relation de cause à effet. Le principe de spécialisation sectorielle de la théorie traditionnelle du commerce international ne justifie en effet qu'environ 20% de l'accroissement des inégalités entre travailleurs qualifiés et non-qualifiés, que ce soit en termes d'emploi ou de salaire. Le débat sur la mondialisation et l'emploi a cependant évolué, avec l'idée que la mondialisation affecte les marchés du travail via les réactions des entreprises de l'ensemble des secteurs. Face à la concurrence croissante sur la plupart des marchés, les entreprises adoptent des stratégies de réduction des coûts (innovation, délocalisation) et de différenciation de leur offre. Pour mettre en oeuvre ces stratégies, elles se spécialisent sur les tâches intensives en travail qualifié, souvent situées en amont (conception, création, etc.) et en aval (marketing, commercialisation, etc.) du processus productif. Les entreprises orientent donc systématiquement leur demande de travail vers les travailleurs qualifiés. Les analyses récentes montrent donc que la mondialisation interagit étroitement avec l'innovation et a un impact important sur les marchés du travail. Ces analyses appellent un renouvellement des politiques publiques, qui devraient notamment s'attaquer beaucoup plus sérieusement aux questions de la formation professionnelle et continue.
"Nouvelles technologies, hausse des qualifications et baisse de la sécurité de l'emploi. Le cas français, 1982-2000" par Eric Maurin
Les causes de la persistance d'un niveau de chômage élevé des travailleurs peu qualifiés en France ne sont plus celles qui prévalaient dans les années 1970 et 1980. Depuis les années 1990, en effet, l'instabilité de l'emploi des travailleurs peu qualifiés ne s'explique plus essentiellement par le déclin des industries manufacturières, ni par l'augmentation du coût relatif du travail peu qualifié. Dans le contexte de la mondialisation, le chômage élevé et l'insécurité professionnelle des travailleurs peu qualifiés sont bien davantage à mettre en relation avec la diffusion des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) et avec la réorganisation de l'entreprise que celle-ci a induite depuis une dizaine d'années. Ces évolutions ont accru la demande d'emplois hautement qualifiés. Un effet complémentaire, moins souvent analysé, est souligné ici: le fait que les TIC, en permettant d'automatiser certains traitements, de stocker et de manipuler de grandes quantités d'information, ont diminué la valeur et l'intérêt de l'expérience professionnelle tout en accroissant la substituabilité entre anciens et nouveaux employés au sein de l'entreprise. En conséquence, c'est dans les secteurs de l'industrie française où l'usage de l'informatique et d'Internet s'est répandu le plus rapidement que la sécurité de l'emploi a connu sa plus forte dégradation. Ces hypothèses sont testées ici sur la base de données relatives aux deux dernières décennies.
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Jean-Marie Cardebat enseigne l'économie à l'Université Montesquieu (Bordeaux). Titulaire d'un Ph.D. en science économique, il est chercheur au Laboratoire d'analyses et de recherches économiques en finance internationale (LARIF). Il a récemment publié La Mondialisation et l'emploi (Paris, La Découverte, coll. "Repères", 2002). Eric Maurin est économiste au Centre de recherche en économie et statistique (CREST) de l'Ecole nationale supérieure d'administration et de statistique (ENSAE). Il a récemment publié L'Egalité des possibles (Paris, Le Seuil, coll. "La République des idées", 2002).
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Globalization Needs Better Governance Jacques Mistral, Politique étrangère, World Policy Conference 2008 (hors-série). "The world economy has certainly grown much richer, but it is not as homogeneous as it was once expected to become. We are not witnessing the undisputed expansion of pure market forces; rather, we are entering an era of competition among different forms of capitalism." - 10/10/2008
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Perspectives, par Thierry de Montbrial
Ce vaste tour d'horizon de l'ensemble de l'actualité internationale met en lumière et explique les points forts, les tournants et les constantes de la période 2007-2008. - 02/09/2008
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Lessons from two decades of economic globalization: implications for Mongolia Intervention de Françoise Nicolas à la conférence internationale "Peace in Northeast Asia and Korea-Mongolia relations in the 21st century” co-organisée par le Seoul ASEM Institute of International Relations, la Korean Association of Political and Diplomatic History et l’Université Nationale de Mongolie, à Ulaan Baatar, 9 – 10 juillet 2008. - 10/07/2008
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Russie, une puissance restaurée grâce à l'envol du prix des matières premières ? Le département des études économiques de l’Ifri a lancé un cycle de séminaires "Les économies émergentes et l’avenir de la globalisation" : le troisième petit-déjeuner débat aura pour thème la Russie. Intervenants : Christian Gianella, économiste principal, division de l'analyse économique et de la gestion des systèmes, département économique de l'OCDE, Georges Sokoloff, professeur émérite en langues orientales et conseiller au CEPII, Dominique Moïsi, conseiller spécial à l'Ifri. Présidence : Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’Ifri. Presentation_emergents.pdf - 17/06/2008
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L'Inde dans les turbulences de l'économie mondiale Le département des études économiques de l’Ifri a lancé un cycle de séminaires "Les économies émergentes et l’avenir de la globalisation". Le deuxième petit déjeuner débat est organisé en collaboration avec le programme Inde et Asie du Sud de l'Ifri. Les intervenants : Paul Conway, économiste au bureau "Inde, chine" de l'OCDE, Eve Charrin, journaliste économique, auteur du livre "L'Inde à assaut du monde", chez Grasset, Jean-Joseph Boillot, co-fondateur de l' Euro-India Economic & Business Group (EIEBG), auteur de "L'Économie de l'Inde", Gérard Binet, directeur Développement et Stratégie chez BNP Paribas Assurance et Olivier Louis, responsable du programme Inde et Asie du Sud de l' Ifri. Présidence : Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’Ifri, Professeur de sciences économiques. - 21/05/2008
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 |  | | La série "Réactions et réponses à la mondialisation" |  |  |
Cet ouvrage a reçu le soutien du German Marshall Fund of the United States, dans le cadre du projet "Réactions et réponses à la mondialisation", mené conjointement avec la DGAP (Berlin) et l'IIE (Washington, DC). Sous la coordination de Frédérique Sachwald, cette série comprend les six titres suivants : 1. La Contestation de la mondialisation: une nouvelle exception française?, par Eddy Fougier 2. Les Syndicats à l'épreuve de la mondialisation, par Yves Chassard, Marie-José Fleury et Jacques Maire 3. Mondialisation, innovation et inégalités, par Frédérique Sachwald 4. Mondialisation, innovation et emploi, par Jean-Marie Cardebat et Eric Maurin 5. Les Mutations du capitalisme français: le rôle de la finance, par Dominique Plihon 6. Mondialisation et diversité culturelle: le cas de la France, par Maryvonne de Saint Pulgent, Pierre-Jean Benghozi et Thomas Paris 7. Synthèse comparative.
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